------------Créés
en 1925, il y a un peu plus d'un quart de siècle, dans le but d'instruire
et de distraire la jeunesse, les groupes laïques d'Alger n'ont pas
cessé, depuis, de réaliser des uvres dont l'efficacité
sociale a été sanctionnée officiellement le 27 février
1932 par la reconnaissance d'utilité publique. Lorsqu'en 1934,
le parc Stéphann devint leur propriété, ils purent
disposer d'un cadre où développer les différentes
branches de leur activité et c'est ainsi qu'ils édifièrent
progressivement une véritable cité scolaire qui s'est récemment
enrichie du centre d'accueil " Clarté ", inauguré
en 1950 par M. Marcel-Edmond Naegelen, alors Gouverneur général
de l'Algérie.
------------Ce
centre, dont l'idée revient à M. William Benaïm, l'un
des fondateurs et des plus infatigables animateurs des groupes laïques,
est destiné à loger, avec le maximum de confort et le minimum
de frais, étudiants en cours de scolarité, groupements universitaires
ou sportifs en déplacement.
------------À
peine franchi le portail d'entrée du parc Stéphann, le visiteur
découvre, en haut de l'allée principale, un élégant
bâtiment blanc dont la silhouette, harmonieusement incurvée
en arc, se détache sur pilotis parmi les massifs de verdure qui
l'enchâssent de toutes parts. Il se trouve en présence du
centre d'accueil " Clarté ", dont l'éclatante
blancheur et les hautes baies vitrées justifient
pleinement le nom.
------------Cette
impression de netteté et de lumière, inspirée par
l'aspect extérieur du centre, se confirme lorsqu'on parcourt les
aménagements conçus suivant un fonctionnalisme rationnel
qui a permis un agencement judicieux de l'espace intérieur.
------------Deux
grands dortoirs occupent le premier étage ; chacun d'eux, auxquels
sont attenantes des installations hygiéniques très complètes,
est formé d'une série de boxes
de quatre lits superposés deux à deux suivant le principe
des couchettes de navire, quatre armoires leur servant de cloison sur
le couloir central. La capacité totale de ces dortoirs est de 114
personnes, 56 lits supplémentaires pouvant être rajoutés
si le besoin s'en présente.
------------La
salle des fêtes, vaste pièce de 46 mètres de long,
au second étage, peut se fractionner, grâce à un système
de cloisons amovibles, en plusieurs petites salles d'étude ou de
réunion. La lumière pénètre à flots
par une immense verrière qui occupe toute une paroi et éclaire
également le troisième étage ; celui-ci, en retrait
sur le second au-dessus duquel il forme loggia, est divisé en deux
séparées par une cuisine équipée électriquement,
capable de servir une moyenne de 150 couverts et, lorsque des banquets
sont organisés, jusqu'à 500 couverts.
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------------Les
services annexes : réserve, infirmerie, chambre froide, lingerie,
laverie, sont installés au quatrième et dernier étage
dont la terrasse forme solarium. De ce belvédère, on embrasse
le large panorama de la baie d'Alger, cependant que, plus directement,
le regard plonge sur les frondaisons du parc Stéphann, ses terrains
de sport, son fronton de pelote basque, ses piscines superposées
dont une munie d'un plafond roulant, toutes installations qui sont naturellement
à la disposition des pensionnaires du centre.
------------En
offrant ainsi aux jeunes de passage en Alger un gîte moderne et
confortable, les groupes laïques ont effectué une de leurs
plus belles réussites d'un intérêt certain ; dans
le domaine social, en offrant aux jeunes étudiants des conditions
de logement optima, et dans le domaine touristique en mettant à
la disposition des passants un abri agréable et bon marché.
Le centre "Clarté " contribue de la sorte au développement
du tourisme social qui, en facilitant les contacts humains dans une ambiance
de cordialité, permet aux individus de se mieux connaître
et de se mieux comprendre. Les groupements déjà nombreux
de jeunes universitaires et sportifs algériens, métropolitains
et étrangers qui ont eu l'occasion d'apprécier la sympathique
hospitalité du centre s'en sont déclarés fort satisfaits.
Il est probable qu'ils viendront toujours plus nombreux, car les bonnes
adresses ne sont pas longues à être connues.
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